Marianne Moisan

Marianne Moisan


Je suis féministe. Sans aucun doute. Car pour moi, être féministe, c'est vouloir que les hommes et les femmes aient les mêmes droits. Tout simplement. Dans ma famille, les hommes aussi sont féministes. Parfois plus que les femmes elles-mêmes.

Je suis féministe aussi car je n'en reviens pas qu'ENCORE en 2007 :
- Plusieurs femmes sont moins bien payées que les hommes, alors qu'elles font le même travail.
- Que même si on accepte de plus en plus qu'une femme soit pompière ou camionneure (« accepter » est un bien grand mot!), certains métiers sont ENCORE considérés comme des métiers de fille. Avouez! Que pensez-vous d'un gars secrétaire ou esthéticien?
- Que des milliers de femmes sont ENCORE victimes de la violence des hommes chaque jour.
- Que l'anorexie est ENCORE un problème pour les adolescentes et maintenant pour les plus jeunes.
- ... et j'en passe!

Je suis émue de constater tout le chemin parcouru (n'oublions pas que c'est seulement depuis 1940 que les femmes ont le droit de vote au Québec). Émue par toutes ces luttes, par tous ces combats menés dans la solidarité et l'urgence de dénoncer. Je me sens intimement liée au mouvement des femmes et je suis fière de voir que de plus en plus d'hommes se sentent concernés par la question de l'égalité.

Mais il reste ENCORE beaucoup de causes à défendre. Que ce soit ici ou ailleurs dans le monde. Je suis donc féministe.

P.S. : Je remercie ma grand-mère et ma mère d'avoir ainsi lutté pour me permettre de vivre dans une société où je me sens libre!

Marianne Moisan

# Posté le mercredi 16 mai 2007 15:11

Le féminisme

Le féminisme
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Féminisme
Le féminisme est un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. La pensée féministe vise en particulier l'amélioration du statut des femmes dans les sociétés où la tradition établit des inégalités fondées sur le sexe.

Né après l'âge industriel[1], le féminisme se réclame de mouvements plus anciens ou de combats menés dans d'autres contextes historiques. Il est parfois présenté comme une lutte menée afin d'abolir l'oppression dont les femmes sont victimes au quotidien.

Le féminisme est soutenu principalement par les femmes, bien qu'il soit également activement supporté par des hommes. Les féministes cherchent à faire progresser les femmes dans leur contexte social, politique et économique, mais également dans la perception qu'elles ont d'elles-mêmes. Ils défendent l'idée que « le personnel est politique » et font avancer la cause des femmes en les aidant à se structurer comme des personnes autonomes, capables de gérer leur propre corps et, de façon plus générale, toutes les dimensions de leur vie.

Le féminisme travaille à construire de nouveaux rapports sociaux et développe des outils propres à la défense des droits des femmes et de leurs acquis. Ce mouvement est soutenu par diverses théories sociologiques et philosophiques.



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# Posté le mercredi 16 mai 2007 15:16

Ségolene Royal

Ségolene Royal

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La vie m'a appris très tôt que ma seule chance de liberté, c'était de réussir à l'école et d'avoir un métier. Dans ma famille, le destin des filles était de se marier et de se consacrer à leur foyer. Pour y échapper, je n'avais pas d'autre possibilité que de mériter, par mes notes, le droit d'aller un peu plus loin à chaque étape. J'ai toujours été convaincue des vertus émancipatrices de l'école, en particulier pour les filles. Voilà pourquoi je n'accepte pas que les inégalités scolaires reproduisent les inégalités sociales, comme si tout était joué à la naissance ! J'ai été boursière et j'ai travaillé pour financer mes études. Je ne le regrette pas : j'y ai puisé de la force et mon parcours m'a vaccinée contre le conformisme. J'avais un but : l'indépendance financière. Et une certitude : les filles sont aussi capables que les garçons.

Féminisme : « J'ai été féministe avant d'être socialiste », raconte t- elle. A l'ENA, son engagement a laissé des souvenirs mitigés : elle militait pour que les garçons suivent des cours de couture et que les filles puissent faire leur service militaire.



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# Posté le mercredi 16 mai 2007 15:36

Modifié le mercredi 16 mai 2007 16:43

femmes bafouées

femmes bafouées
Témoignage de Marita, habitante des philippines


Marita était battue par son époux chaque fois qu'elle tentait d'éviter d'avoir des rapports sexuels avec lui. Un jour, il lui a même placé un couteau sous la gorge. Mariée depuis quinze ans et mère de neuf enfants, cette femme de trente-quatre ans craignait de tomber à nouveau enceinte.

Son époux ne supportait pas qu'elle rentre tard après avoir passé de longues heures à vendre de la nourriture afin d'assurer la subsistance de la famille. Lorsqu'il ne trouvait pas de travail, il la battait encore plus. Il l'a aussi brûlée aux bras avec ses cigarettes. Marita a perdu presque toutes ses dents à la suite de ces violences incessantes.
Lorsque son époux a commencé à battre aussi les enfants, Marita l'a quitté en les emmenant avec elle. Elle craignait que son fils aîné ne cherche à rendre les coups. Jusqu'à présent, elle n'a pas cédé aux nombreuses menaces et promesses de son époux, qui veut la persuader de revenir.

Aux Philippines, les femmes sont soumises à des règles morales strictes. Elles doivent être dociles dans le cadre de la famille et des relations intimes. Pour une femme, il est très difficile de quitter un conjoint violent car l'idée que le mariage est un sacrement inviolable est très largement répandue. Des études montrent qu'avant de chercher à obtenir de l'aide, les femmes victimes de mauvais traitements supportent en moyenne pendant dix ans des actes de violence répétés et de gravité croissante.

Marita a trouvé le courage de partir grâce au soutien d'une organisation de défense des droits de la femme. Cet exemple démontre l'efficacité des actions coordonnées par un réseau dynamique d'organisations de défense des droits humains et des droits des femmes aux Philippines. Ces groupes viennent en aide aux victimes d'actes de violence domestique, militent pour réformer la législation et améliorer les institutions agissant dans ce domaine. Ils organisent par ailleurs des campagnes de sensibilisation, d'éducation et de formation pour que les femmes soient moins démunies.

Des représentantes de plusieurs groupes de femmes se sont réunies à Manille, aux Philippines, en novembre 2002 pour demander que justice soit rendue aux victimes de violences domestiques lors d'un rassemblement commémorant l'anniversaire de la mort de Maria Teresa Carlson. Cette ancienne actrice avait cherché à obtenir de l'aide après avoir subi des actes de violence domestique pendant des années. Elle se serait suicidée en sautant du 23e étage de son immeuble.
© AI


Les pressions exercées par des groupes de femmes ont contribué, en 1997, à l'élaboration d'une nouvelle législation concernant la violence sexuelle. Avant cette date, le viol était simplement considéré comme un "crime contre la chasteté" et non comme un crime violent contre la personne. Les femmes violées devaient prouver qu'elles n'étaient pas consentantes. En 2000, la Cour suprême a décidé d'annuler le jugement d'une femme condamnée à mort pour avoir tué son époux ; l'affaire a été réouverte. Toutefois, aucune loi ne punit actuellement la violence domestique, bien qu'un projet de loi soit en préparation. En outre, les fonds destinés à des projets concernant la lutte contre la discrimination envers les femmes sont insuffisants et les lois visant à protéger ces dernières ne sont pas correctement appliquées.

Malgré les efforts des organisations de défense des droits de la femme et bien que la Constitution proclame l'égalité entre les sexes, la violence domestique est omniprésente et des femmes telles que Marita continuent à souffrir.


N'hésitez pas à réagir a ce témoignage poignant!

# Posté le mercredi 16 mai 2007 16:33

Ni putes ni soumises

Ni putes ni soumises
« Pour une mixité fondée sur le respect »

« Ni Putes, Ni Soumises », est un mouvement mixte et populaire crée dans la continuité de la "Marche des femmes contre les ghettos et pour l'égalité" qui a eu lieu du 1er Février au 8 mars 2003 à travers la France.
Nous sommes partis symboliquement de Vitry Sur Seine où Sohanne, 19 ans, a été brûlée vive dans un local à poubelles de la cité Balzac, victime de son désir d'être libre.
Pour ne plus raser les murs, pendant cinq semaines, dans 23 villes étapes de France, cinq filles et deux garçons issus des quartiers ont alerté l'opinion et les pouvoirs publics sur la condition de vie des filles et des femmes victimes de la loi de la cité.

Après une audience dans le bureau du Premier ministre, la Marche s'est achevée à Paris par une manifestation rassemblant 30 000 personnes à l'occasion de la journée internationale des Femmes. Nous avons ainsi libéré la parole et brisé la loi du silence pour qu'aujourd'hui plus personne ne puisse dire : « on ne savait pas ! »
Après l'interpellation est venu le temps de la construction...
Sollicités par des jeunes filles et femmes en rupture familiale, nous sommes épaulés bénévolement par des avocats et des psychologues qui sont en mesure d'intervenir en urgence.
Fort du soutien populaire qui s'est notamment exprimé par une adhésion massive à notre pétition nationale (65 000 signatures), le mouvement « Ni putes, Ni soumises », présidé par Fadela Amara, s'est enrichi de 60 comités locaux afin de répondre au plus près aux besoins du terrain.
Fervent défenseur de la mixité sociale et du métissage, à l'image des mouvements d'éducation populaire, chaque comité a pour vocation de diffuser les valeurs de la République laïque, le seul socle qui, quelles que soient nos origines, opinions et croyances, nous permet de Vivre Ensemble.
Afin de promouvoir un nouveau féminisme basé sur la mixité, le respect, la laïcité et l'égalité des sexes, tout en luttant contre toute forme de discrimination qu'elle soit de nature ethnique, religieuse ou sexuelle, NPNS a organise en 2004 le "Tour de France Républicain" : l'équipe du mouvement « Ni Putes, Ni Soumises » a organisé sur 23 étapes en France des rencontres où plus de 300 personnes sont venues débattre et échanger autour de questions portant sur la laïcité, les violences sociales, les discriminations, les violences faites aux femmes, l'égalité des sexes, d'éducation et de citoyenneté. Ces travaux nous ont permis de faire un état des lieux de la pression intégriste et communautariste sur la mixité des espaces publics. Cette forte mobilisation révèle l'attachement de l'opinion publique à la Laïcité.

Pas d'égalité sans mixité et sans laïcité, tel était l'enjeu et l'objectif de l'appel pour "un nouveau combat féministe" initié par le mouvement « Ni Putes, Ni Soumises » en mars 2005 et soutenu par plus de 100 organisations et associations de terrain, ainsi que par des milliers de femmes et d'hommes à travers toute la France. Cet appel fait de la laïcité et de la mixité les pierres angulaires d'un pacte social.

La mixité doit donc trouver son existence dans un lieu visible et reconnu par tous.
C'est pourquoi « Ni Putes, Ni Soumises » a décidé de monter un projet ambitieux de lutte contre les inégalités en offrant les outils nécessaires à l'émancipation et à la construction d'un projet d'avenir pour chacun : La Maison de la Mixité.
L'Inauguration de la Maison de la Mixité, s'est faite le 8 mars 2006 en présence du Président de la République et du Maire de Paris; elle a réuni plus de 300 personnes : citoyen(nes), associations, politiques, parrains et marraines.
Dans les semaines et les mois à venir, la Maison de la Mixité va être le théâtre d'importantes manifestations pour toujours s'interroger, échanger et agir en faveur de l'égalité, du respect et de la mixité. Nous vous invitons à suivre régulièrement l'agenda ainsi que les Campagnes et projets sur le site NPNS, afin de participer à ce nouvel élan.

# Posté le vendredi 01 juin 2007 09:32